Les Théories de la Synchronicité

ou les différentes approches de l'ordre sous-jacent qui préside aux manifestations du hasard

Nouveau site : http://www.doublecause.net

Du billard aux dimensions supplémentaires: le déterminisme a "les boules"...

Dick Bierman: Quand la conscience remonte le temps...

La question cruciale de la théorie de la double causalité...

Une conférence hors du commun de Jacques Vallée...

Jacques Vallée*: <<Ceci est en train de devenir un courant dominant** de la physique: Le Docteur Guillemant en France est un physicien du CNRS et dans son dernier livre "La Route du Temps", il développe la thèse que les synchronicités sont dues à une double causalité. Nos intentions causent des effets dans le futur qui deviennent les futures causes d'un effet dans le présent. Je le répète, ceci va devenir un courant dominant de la physique.>>

* Jacques Vallée est astronome, ingénieur et écrivain. **Le futur courant dominant de la physique est selon lui la Physique de l'Information

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Cette page web présente une synthèse de différentes théories scientifiques ou parascientifiques qui sont susceptibles:

La science bute en effet, encore aujourd'hui, sur cet incroyable défi pour la raison humaine que représente l'observation avérée de certains phénomènes étranges car ne possédant aucune cause apparente. Il s'agit de synchronicités ou coincidences dont la forte improbabilité laisse à penser qu'elles ne sont pas dues au hasard. La pensée rationnelle dominante ne sait aujourd'hui y répondre qu'en invoquant le hasard et la subjectivité de l'observateur, mais cela n'explique rien, car le caractère étrange de ces phénomènes ne provient pas de leur subjectivité mais de leur forte improbabilité. Le fait de mettre systématiquement cette improbabilité sur le compte du hasard lui-même en prétendant qu'il n'y a aucune explication à rechercher est une erreur, voire un sophisme, qui provient au mieux d'une méconnaissance des lois de la statistique, au pire d'une foi aveugle dans le caractère abouti de la science et de la logique causale. Bien qu'il soit juste et sain d'invoquer en première hypothèse le hasard face à de tels phénomènes, il devient erroné et naïf de maintenir envers et contre tout l'hypothèse du hasard, en présence de cas où elle ne résiste pas au calcul des probabilités.

Depuis des décennies, de nombreux auteurs ont cherché à trouver d'autres explications, et ont proposé différentes théories alternatives au hasard:

Tableau récapitulatif

Nom* de la théorie Auteur
Idées fortes
Année
Théorie de l'Acausalité* C.G. Jung et W.E. Pauli

L'inconscient collectif et sa manifestation non causale

1952
Théorie de l'Ordre Implicite David Bohm Idée que la réalité s'implie ou se déplie comme un hologramme 1980
Théorie des Champs Morphiques Rupert Sheldrake

Concept de causalité formative (pensées agissantes)

1988
Théorie de l'Ordre Caché* David Peat
Synthèse des approches reliant la synchronicité et la mécanique quantique
1988
Théorie des Hasards Nécessaires* Jean-François Vezina

Synchronicité relationnelle (approche expérimentale)

2001
Théorie de la Psyché Quantique François Martin

Synchronicité et intrication quantique du psychisme

2004
Théorie du Champ Akashique Ervin Laszlo

Champ d'informations sous la manifestation du réel

2004
Théorie de la Rétrocausalité Quantique* Holger Bech Nielsen et al.

Rétrocausalité (influence du futur sur le présent)

2008
Théorie de la Double Causalité Philippe Guillemant

Déterminisme inversé et loi de convergence des parties (loi d'attraction)

2009

* lorsque le nom de la théorie n'est pas proposé par l'auteur lui-même nous la résumons par ses mots clés les plus couramment cités

Ce site se propose de montrer comment chacune de ces théories permet d'appréhender, sous différents points de vue tout à fait complémentaires, le phénomène de synchronicité et d'une façon plus générale, l'ordre caché qui préside au hasard.

Nous dégagerons les liens entre ces différentes théories - dites de la synchronicité - afin de mettre en évidence leur compatibilité. Chacune apporte en effet un éclairage original et complémentaire sur ce phénomène qui n'est pas encore - ou marginalement - intégré par la science comme sujet d'étude. L'objectif de ce site est de contribuer à ce qu'il le soit, et en particulier, qu'il cesse enfin d'être réduit à un phénomène dit parapsychologique pour lequel il n'existerait aucun modèle d'explication. Bien que la plupart de ces théories semblent ne fournir effectivement aucun modèle en tant que tel, nous faisons le pari que cette synthèse sera capable de faire émerger le juste modèle.

Nous avons mélangé à dessein dans cette revue des approches scientifiques et non scientifiques de la synchronicité, car les approches non scientifiques ont le mérite de parler à l'intuition. Or nous verrons que l'intuition est justement liée à la synchronicité.

1/ Théorie de l'Ordre Implicite de David Bohm:

La théorie de l'Ordre Implicite (ou encore implié, caché...) suppose que le comportement des particules élémentaires est à tout instant déterminé par une description d'un ordre supérieur, non observable dans notre espace temps ordinaire à 4 dimensions. En ce sens elle rejoint la théorie des cordes qui fait appel à des dimensions supplémentaires de l'espace, qualifiées de dimensions invisibles, car extrèmement petites ou encore repliées sur elles-mêmes.

Le problème de cette hypothèse est qu'elle est à priori en contradiction avec les conclusions de la mécanique quantique, vérifiées depuis 1982 par l'expérience d'Alain Aspect, suivie de bien d'autres, selon lesquelles il ne peut exister de variables cachées qui détermineraient le comportement apparemment aléatoire des particules.

Cependant, en unifiant la mécanique quantique et la relativité générale d'Einstein, la théorie des cordes nous propose un modèle cohérent de l'univers dans lequel il existerait bien un ordre supérieur caché, qui serait contenu dans des dimensions supplémentaires de l'espace embobinées dans un espace de Calabi-Yau, décrivant les propriétés de vibration des cordes et notamment leurs formes géométriques.

Le comportement des particules ne serait donc pas déterminé par des variables cachées faisant partie de notre espace-temps ordinaire mais par des informations extérieures à cet espace-temps, qui seraient contenues dans des dimensions spatiales supplémentaires, au nombre de 7 selon la théorie M.

Or les conclusions de David Bohm conduisent au solipsisme, cette philosophie selon laquelle le Monde est dans l'esprit de celui qui l'observe, et serait ainsi indissolublement relié à, voire dépendant de, notre psyché: Tout est dans tout, nous dit-il, la masse, l'énergie contiennent des informations sur l'univers tout entier. Quand un son ou une lumière parvient jusqu'à nous, que la conscience les reconnaît, nos organes sensoriels sont confrontés à tout l'Univers. Nous devenons le sujet de notre étude, l'observateur s'observe.

On peut alors s'avancer à conclure, si ces intuitions sont fondées, ainsi que la théorie des cordes, que ses dimensions supplémentaires de l'espace pourraient être intimement liées à notre psyché, à notre esprit, en tant qu'entité douée de la propriété de nous rendre observateur de l'univers. Cette idée est reprise dans la théorie de la double causalité, dans le but d'expliquer le mécanisme des synchronicités.

Le phénomène de synchronicité serait alors l'une des rares manifestations concrètes de l'"ordre caché" de l'univers.

Voir également à ce sujet cet article sur un portail d'Astronomie

2/ Théorie des Champs Morphiques de Rupert Sheldrake:

La morphogénèse sheldrakienne est censée toucher toutes les formes auto-engendrées, des cristaux aux embryons, du langage à nos comportements. Vaste ambition, que les sciences modernes ne peuvent intégrer autrement que de façon heuristique (comme un jeu qui fait réfléchir).

Acceptée telle quelle, la résonnance morphique remettrait en cause toutes les disciplines contemporaines.

Dans son premier livre, Une nouvelle science de la vie (1981), le jeune biologiste de Cambridge essayait encore fougueusement de tout prouver par A plus B, citant moultes expériences frappantes, tant sur les cristaux que sur les rats ou sur les humains.

Dans le second livre, Presence of the Past (1988, traduit La mémoire de l’Univers), on note une maturation. Rupert Sheldrake affirme son anglicité : tout de vient question d’habitude, de coutume. La lumière se déplace à 300000 km/s ? C’est parce qu’elle a pris cette habitude ! Rien n’est immuable. Tout bouge, évolue. Nous sommes influencés par des "champs de forme" depuis l’hors-espace-temps, mais nous influençons ces champs en retour - comme si l’idée divine nous modelait tout en étant modelée par nous en permanence.

Avec son troisième livre enfin, The rebirth of Nature (1991, traduit L’âme de la nature), le chercheur s’offre un melting pot philosophique. Après deux cents ans de mécanisme forcené, dit-il, on a voulu mordicus comparer la nature à nos machines, la transformant en un enchevêtrement de structures inertes, et voilà que s’annonce un nouvel animisme. La nature a une âme ! Une âme sexuée et divine. Nous le savons intimement. Que des savants puissent en refaire le coeur de leur art a de quoi nous faire chanceler de joie.

La suite bientôt...